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laissez vous conter Loches |
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Le site de Loches est occupé dès la fin du Vème siècle par l'ermite Ursus, qui y fonde un prieuré. La place forte appartient successivement aux Wisigoths, au duc d'Aquitaine puis, dès 742, aux Carolingiens. Par le mariage vers 900 de la Lochoise Roscille avec le premier comte d'Anjou, Loches devient angevine pour trois siècles. Vers l'an Mil, Foulques Nerra en fait un point d'appui pour la conquête de la Touraine. En 1154, l'accession de Henri Plantagenêt au trône d'Angleterre inaugure une période de luttes contre le roi de France, qui s'empare de la place en 1205. Le bourg se développe dès le XIIIème siècle au pied du château. Durant la guerre de Cent Ans, Loches tient en échec successivement les routiers, les Anglais et les Bourguignons. Charles VII y reçoit en 1429 la visite de Jeanne d'Arc, qui le supplie de se faire sacrer à Reims. Plus tard, il y séjourne avec sa favorite Agnès Sorel, qui est inhumée sur place. Après l'incendie de 1440, le roi fortifie le bourg et fait du château une prison d'Etat. La Renaissance est un nouvel âge d'or pour Loches, "bonne ville" pourvue des fonctions économique et judiciaire. François Ier autorise la fondation d'un Hôtel de Ville mais la municipalité encadre une population trop peu instruite pour occuper les offices royaux, souvent confiés à des gens de Tours. Aux XVIIème et XVIIIème siècles, la croissance économique se ralentit. Malgré la construction de couvents et d'un hôpital, Loches s'étend peu. La déviation de la route d'Espagne par Tours vers 1770 renforce ce déclin. En 1801, Loches devient sous-préfecture. Les marchés, comices agricoles et cérémonies patriotiques animent la ville. Sans modifier en profondeur le plan d'urbanisme, le XIXème siècle apporte à la ville des édifices publics, une filature, deux gares et un nouveau cimetière. Des maisons aux styles variés bordent les axes nouvellement aménagés. Patrie d'Alfred de Vigny, Loches accueille aussi le peintre Lansyer, qui lègue ses collections à la ville. Au XXème siècle, c'est à l'écart de son centre historique, classé comme secteur sauvegardé depuis 1968, que la ville modernise ses installations publiques, commerciales et résidentielles. Un vaste mouvement de réhabilitation du bâti donne à Loches un nouveau visage. |