Amiens

Acheuléen est ici un mot mythique. C’est en effet sur la terrasse de Saint-Acheul qu’ont été trouvés nombre des bifaces que l’on peut voir au musée de Picardie, tandis que le site éponyme est ouvert au public sous forme d’un jardin archéologique. Depuis 1854, le site s’impose comme le plus classique de tous les gisements du Paléolithique ancien de l’Europe. Le travail de la pierre et des métaux est abordé tant au musée de Picardie qu’au parc préhistorique de Samara, à quelques kilomètres d’Amiens. Concernant les foyers d’habitat, ceux sur la haute terrasse dans le quartier de Montières (à la ferme de Grâce), sont probablement les plus anciens. Avec le vase de Belloy et les outils polis, le néolithique est également présent au musée où les âges des métaux montrent quelques-unes de leurs plus belles œuvres.

 

Soissons

La vallée de l’Aisne offre des terres légères et bien drainées qui ont attiré les premiers agriculteurs du Néolithique: les Danubiens. A la fin de la colonisation néolithique en fond de vallée, les hommes s’installent sur les plateaux ou les rebords de plateaux. Vers 3500 ans avant J-C., la période du chalcolithique est marquée par d’impressionnants monuments mégalithiques associés au rituel funéraire (Bazoches-sur-Vesle). Des tombes à char de l’âge du bronze ont également été fouillées révélant un mobilier prestigieux (Pernant). Avec la Tène finale apparaissent les oppidums (Pommiers).