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La liste des édifices labellisés "Patrimoine XXe" en région Provence-Alpes-Côte d'Azur est consultable à l'adresse suivante : www.culture.gouv.fr/paca/dossiers/xxeme_label/present.htm


Arles

Dans les années 1910-1930, le quartier de Chabourlet voit la construction de villas individuelles au riche décor “Art-Déco”. Après la seconde guerre mondiale, Arles connaît la période de la reconstruction avec les architectes Vago et Van Migom (années 1950). De nouveaux quartiers de logements HLM se créent : Trébon (1960), Griffeuille (1965), Barriol (1970). D’autres bâtiments publics voient le jour : PTT, parking, piscines municipales etc. Le Musée de l’Arles Antique, conçu par l’architecte Henri Ciriani, marque l’ouverture d’Arles à l’architecture contemporaine (1995).


Briançon

Les guerres ont marqué ce siècle, avec notamment la construction du fort du Janus. Véritable ouvrage sous roc, à 2543 mètres d’altitude, clef de voûte du système défensif, il est doté d’une caserne souterraine, d’une centrale électrique et de huit " blocs " bétonnés : une entrée, deux casemates d’artillerie, trois observatoires cuirassés et une casemate de mitrailleuse.
La situation géographique de Briançon, son climat et son altitude, lui confèrent un important potentiel de développement. L’air y est exceptionnellement pur et sain, en témoignent les nombreuses structures d’accueil installées dans la vallée de la Guisane. Dans les années trente, on édifie de grands sanatoriums pour y accueillir les tuberculeux. Aujourd’hui, les sportifs de haut niveau y viennent en cure, avant des compétitions. Briançon privilégie les activités liées au tourisme, notamment hivernales, avec la création en 1989 de la télécabine du Prorel qui rejoint la station de Serre-Chevalier.


Carpentras

A la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, Carpentras connaît un nouveau développement grâce à l'irrigation des terres et à la voie de chemin de fer. La ville présente quelques créations témoingnant de l’Art nouveau et de l’Art déco. Ancienne bourse du Travail, puis bains-douches, la piscine résulte du développement des activités sportives et touristiques de la ville entre les deux guerres. L'architecte J. Christol conçoit l’espace comme une villa méditerranéenne et emploie un matériau contemporain : le béton qu’anime un discret décor de cabochons de faïence, de couleur turquoise. Après 1962, la croissance démographique justifie la construction de cités en retrait des routes principales.


Fréjus

L'installation des troupes coloniales sur la commune entraîne la construction d'édifices religieux particuliers : la pagode bouddhique (1917-1918) et la mosquée Missiri (réplique de la mosquée Missiri de Djenné au Mali). Une chapelle dédiée à Notre-Dame-de-Jérusalem et destinée à devenir l'église paroissiale du nouveau quartier de la Tour de Mare est conçue par Jean Cocteau. Le poète, décédé en 1963, n'en verra pas l'achèvement. Un dernier ensemble architectural vient marquer le paysage urbain de Fréjus, ce sera le quartier de Port-Fréjus. Ce nouveau port de plaisance est un bassin creusé dans l'alignement du site du port antique, il ouvre à nouveau la ville sur la mer.


Grasse

La fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle constituent une période de mutation pour l’industrie de la parfumerie. Les unités de production sont transférées à la périphérie de la ville, dans des usines nouvelles. La façade du Musée international de la Parfumerie est celle des anciens locaux de la parfumerie Hugues Aîné, construite au milieu du XIXe siècle, seul vestige industriel de prestige. Sa remarquable collection d’objets illustre l’importance de l’utilisation des fards et des parfums de l’Antiquité à nos jours. Grasse est également une destination touristique prisée. Au début du siècle, Grasse s’enrichit d’hôtels de luxe et de vastes propriétés agrémentées de jardins d’une splendeur hors du commun. L’architecte Le Bel édifie la villa Fiorentina pour Eugène Charabot, le vicomte de Noailles crée un jardin méditerranéen, célèbre pour ses essences rares. Durant la Seconde Guerre mondiale, de nombreux artistes trouvent refuge à Grasse et dans sa région comme Jean Arp et Sophie Taeuber, Sonia Delaunay, Alberto Magnelli...


Menton

Le quartier de Garavan devient le lieu de villégiature des hivernants. Les Anglais réalisent d’exceptionnelles harmonies végétales de plantes acclimatées. En 1905, Lord Radcliffe, fonde le jardin Val Rahmeh (actuel jardin botanique), merveilleux écrin pour une villa ocre jaune parée de fleurs. En 1917, Derick Waterfield crée le Clos du Peyronnet où les miroirs d’eau reflètent les collections de plantes à bulbes. Après la Première Guerre mondiale, Sir Lawrence Johnston aménage la " Serre de la Madone ", impressionnant inventaire botanique de plantes d’Afrique du Sud et d’Asie. L’entre-deux-guerres voit naître des jardins à thèmes : jardin de lecture au décor de céramiques espagnoles de Vicente Blasco Ibanez, jardin méditerranéen de Ferdinand Bac. Dans les années trente, les constructions s’implantent dans les vallées et, peu à peu, gagnent les collines. Eileen Gray, célèbre concepteur de mobilier, découvre le charme sauvage de la vallée de Castellar. Elle construit la villa " E 1027 " à Roquebrune, puis en 1930 la villa " Tempe a Paia " sur les hauteurs de Menton, dans la lignée des réalisations de Mallet-Stevens et le Corbusier : maison bâtie sur pilotis, toit-terrasse, fenêtres à bandeaux horizontaux. Elle y fait preuve d’une remarquable maîtrise de l’espace.