Angers s’étend sur les bords de la Maine, confluence de la Sarthe, de la Mayenne et du Loir. La ville se situe aux limites de deux régions géologiques : le Bassin parisien et le Massif armoricain d’où l’on extrait le schiste et le tuffeau.
A l’origine, la cité, implantée sur la rive gauche, profite d’un promontoire rocheux de 30 mètres et d’un rétrécissement de la rivière qui positionne la ville sur un site défensif à l’abri des crues de la Loire. Les premières traces d’occupation humaine sont révélées par la découverte d’outils en silex préhistoriques. Plus tard, une construction atteste une pratique funéraire au néolithique, mais c’est autour de la conquête qu’une agglomération se met en place.

La topographie lui attribuera un rôle de ville frontière au Moyen Age et celui d’une des capitales des Pays de la Loire entre Nantes et Le Mans.
Capitale du peuple gaulois des Andes, la cité se développe au temps de la Pax Romana sous le nom de Juliomagus (le marché de Jules, au Ier siècle avant Jésus-Christ).
S’inspirant du modèle romain, cette cité de 5 000 à 8 000 habitants s’organise selon une trame orthogonale où des établissements thermaux et un amphithéâtre prennent place.

Pour faire face aux invasions barbares, la ville se resserre au Bas-Empire dans un rempart. Cette muraille encore visible abrite le quartier de la Cité, centre historique.
Dans ce repli, après un échange de terrain entre l’évêque et le comte, s’installent le quartier épiscopal et le château-fort construit par les comtes d’Anjou, qui deviennent les Plantagenêts, vassaux de la couronne de France et rois d’Angleterre. Plusieurs abbayes sont fondées extra-muros ainsi que le quartier de la Doutre sur la rive droite autour de l’abbaye du Ronceray et de l’hôpital Saint-Jean, le plus ancien hôpital civil de France.
Au début du XIII
e siècle, Philippe-Auguste s’empare de l’Anjou, fief des Plantagenêts. En 1232, l’actuelle forteresse et un rempart urbain sont bâtis par Louis IX de part et d’autre de la rivière. Cette enceinte limite l’extension urbaine jusqu'à sa destruction autorisée par Napoléon Ier en 1807.

De grands travaux vont alors faire d’Angers " ville noire " de schiste et de pans de bois, sous l’Ancien Régime, une " ville blanche " de tuffeau au XIX
e siècle. Le tissu urbain s’étend : les monuments publics, les habitats résidentiels et les immeubles de rapport se déplacent, notamment à l’est de la ville. Des églises sont construites, telle Saint Joseph entre 1846 et 1851 dans le goût néogothique. De nouvelles rues sont aménagées, et les boulevards sont bordés de somptueux hôtels particuliers. Le centre se modifie : le vieil habitat fait place aux immeubles de rapport dans l’esprit des créations parisiennes d’Haussmann.
Angers, préfecture du Maine et Loire, est aujourd’hui une agglomération de plus de 250 000 habitants qui accueille d’importants sites universitaires et de recherches.

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