Concarneau

Ce ne sont pas les légendes qui manquent à propos de la fondation de Concarneau, toutefois les vestiges archéologiques laissés par les premiers habitants n'ont pas été retrouvés sur l'îlot sur lequel se trouve la Ville Close mais autour de la baie. Il s'agit de sépultures du Néolithique et de l'Age du Bronze et de quelques sites de la période romaine. Une motte castrale du Xe siècle est encore visible à Penhoat.

Les premières installations dont on ait connaissance à travers le cartulaire de Landévennec dépendent de cette abbaye. Il s'agit de cinq villae qui lui sont offertes pour la création d'un prieuré et qui furent occupées par une petite communauté de moines. A cette époque (XIe siècle), l'îlot est certainement déjà occupé puisque l'accès pouvait se faire à l'ouest par un cordon sableux, mais les témoignages archéologiques se faisant rares dans la Ville Close, ce prieuré initial reste difficile à localiser.


Dinan

La ville n’est pas encore constituée mais sa zone d’influence se dessine déjà par la prédominance de la cité gallo-romaine des Coriosolites, l’actuel bourg de Corseul, situé à une quinzaine de kilomètres à l’ouest. De cette cité subsistent les ruines d’un fanum, dit temple du Haut-Bécherel, ainsi que des objets conservés au musée de Corseul. Les voies qui accèdent à Corseul coupent la Rance à Taden et Léhon qui indiquent une implantation romaine.


Fougères

L’Antiquité n’a pas laissé de trace visible à ce carrefour de voies romaines où le cardo Avranches/Redon croisait le decumanus Jublains/Corseul. C’est dans la toponymie des environs que l’on trouve mémoire des camps romains.


Quimper

Il faut imaginer des hameaux au Ier siècle avant J.-C. implantés sur les plateaux au-dessus de l’Odet: le camp retranché à triple enceinte de Kercaradec, le village du Braden ou les forges de Kermoysan. Après la conquête romaine, se crée une ville au bord de l’Odet dont le nom Aquilonia, la cité de l’Aigle, n’apparaît qu’au XIe siècle. Occupé par des commerçants et des artisans, le site de Locmaria a révélé des céramiques d’importation, des statuettes votives et une production locale d’urnes funéraires, tuiles et briques. Un autel a été découvert à la nécropole de Creach’Maria (actuel bénitier de l’église de Penhars); un autre -orné d’un phallus-, au pied du mont Frugy (au musée Breton).


Vannes

En 56 av. J.-C., la flotte de César remporte contre celle de la tribu gauloise des Vénètes une bataille décisive au large du golfe du Morbihan. Mais, il faut attendre le règne d’Auguste pour qu’apparaisse Vannes, appelée alors Darioritum et capitale du territoire des Vénètes. Au Ier siècle, l’architecture monumentale d’un forum imprime sa marque au cœur de ville, sur la colline de Boismoreau. La cité s’étend alors sur une quarantaine d’hectares. Dans la seconde moitié du IIIe siècle, devant l’expansion vers le sud des peuples saxons, un castrum de faible dimension, environ cinq hectares, est bâti sur la colline du Mené. D’importants éléments du mur romain subsistent. Ils présentent en parement une alternance de petits mœllons et de chaînages de briques. Au début du Ve siècle, Vannes prend le vocable de Venetis, du nom du peuple des Vénètes.