Autun

Au XIXe siècle, la ville se dote d’importants bâtiments publics. L’hôtel de ville est élevé en deux campagnes: les deux premiers niveaux, néo-classiques, datent de 1832-1835, tandis que le dernier étage est de 1902-1905. Le théâtre, quant à lui, date de 1884: sa façade s’inspire de celle du palais Garnier. Face à lui, la place du Champ-de-Mars s’orne d’un joli kiosque à musique. Le passage couvert est un des rares créés en province. Il fut construit en 1848-1850 à l’emplacement d’une halle du XVIIIe siècle. Il est orné d’un agréable décor de bois et de stuc récemment restauré. Quelques beaux hôtels datent du XIXe siècle, notamment “la maison scupltée” dans la rue de l’Arquebuse (façade néo-Renaissance). Le musée Verger-Tarin restitue l’ambiance intérieure d’une demeure de la petite bourgeoisie locale.


Auxerre

Hormis de beaux hôtels néoclassiques, rue de Paris et la Folie Yver, curieuse maison élevée à la fin du XIXe siècle, route d’Avallon, les nouveautés concernent essentiellement l’architecture publique et commerciale: préfecture (bâtiments construits vers 1820 par Leblanc), passage Manifacier (façade de style éclectique et devantures de magasins décorées de miroirs), hôpital psychiatrique caractéristique des conceptions hygiénistes des architectes de l’époque (Boivin 1840), palais de justice (Piéplu, 1865) et prison de plan panoptique dont le portail d’entrée est en forme de châtelet fortifié.


Chalon-sur-Saône

Des équipements publics nouveaux s’installent dans des édifices néo-classiques: musée Denon, palais de justice, tandis que la cathédrale Saint-Vincent se dote de nouvelles tours (1827-1844). L’architecte Chenavard leur donnera une allure “gothique” novatrice qui n’échappera pas à Victor Hugo. La vitalité de la commande publique s’exprime dans quantité de monuments commémoratifs: statue de Niepce par Guillaume (1855), monuments à Chabas, au docteur Mauchamp, à la Défense (1907), monument aux morts du quai Gambetta par Rochette. Les immeubles bourgeois et les grands magasins du boulevard de la République témoignent de l’éclectisme triomphant de la fin du XIXe siècle.


Joigny

Le XIXe siècle a laissé des témoignages nombreux dans l’architecture de la ville. La façade du palais de justice, élevée de 1823 à 1827, est un des rares exemples d’architecture néo-classique à Joigny. La halle aux grains, bâtiment construit de 1824 à 1828, abritait la halle au rez-de-chaussée, tandis qu’à l’étage était aménagé un théâtre. La façade, très sobre, s’inspire des palais florentins du XVIe siècle. Les anciens abattoirs sont élevés de 1844 à 1850. Le marché couvert est un grand bâtiment à charpente métallique avec un décor de briques. Les quartiers de l’hôpital et de la gare abritent de belles maisons bourgeoises de la fin du XIXe siècle. Ils connaissent une expansion très importante avec l’arrivée du chemin de fer. La Caisse d’Epargne, construite en 1903, présente une belle façade de style éclectique.


Nevers

L’hôtel de ville néo-classique a été construit sous Louis-Philippe. A l’ombre du palais ducal, se cache le ravissant petit théâtre à l’italienne. Le “négus” est une spécialité nivernaise que l’on trouve dans deux délicieuses confiseries du début du siècle (rue du Commerce). L’avenue Marceau est bordée d’hôtels bourgeois du XIXe siècle. Aux environs, s’élève le viaduc ferroviaire à structure métallique du milieu du XIXe siècle.