Rennes


Pour capter l'attention des lycéens, l'ouverture sur une autre langue, un peuple lointain, est un excellent moyen. On l'a compris à Marseille, où des échanges ont été organisés avec la Catalogne; à Cluny, où une relation s'est établie avec l'Alto-Minto et le Portugal sur la base de la tradition architecturale et vinicole; à Nevers, à travers une classe internationale avec la Tunisie sur le thème de la faïence. A Rennes, on pratique l'" immersion conjointe".

Les programmes bilatéraux permettent une rencontre des cultures, un esprit d’ouverture et de tolérance, tout en éveillant chez l’adolescent l’intérêt pour la ville. En semant des graines de culture urbaine, il est permis d’espérer récolter des comportements de citoyen.
Depuis 1990, le service du patrimoine de Rennes propose l’"immersion conjointe" lors des séjours linguistiques. Il s’agit pour les jeunes Rennais et leurs correspondants d’Erlangen (Allemagne), Exeter (Grande-Bretagne), Louvain (Belgique), Milan, Rome (Italie), Malte, Caceres (Espagne) ou du Japon, de s’initier à la culture urbaine à travers l’étude du patrimoine bâti et paysager, de l’architecture contemporaine et de l’environnement.
En plus des rencontres bilatérales, des partenariats multilatéraux se développent: avec Athènes à la suite d’un projet pilote de deux années sur la sauvegarde du patrimoine, entre classes de seconde de Londres et Cacérès, entre lycéens rennais, romains, berlinois et corkais. Les quatre classes de première vont formuler en commun une réponse à la question : existe-t-il une approche européenne du patrimoine ? Les jeunes ont dans un premier temps réalisé photographies, bandes dessinées, productions picturales, afin de présenter leur ville telle qu’ils la perçoivent à leurs homologues étrangers en s’interrogeant sur la place du patrimoine. Pour les Corkais, c’est avant tout des poèmes, de la musique, les pubs et en dernier lieu le bâti, pour les Berlinois, cette notion recoupe davantage des ambiances, les marchés et, pour les Romains comme pour les Rennais, le patrimoine bâti a la première place. Cette étude les amène aussi à étudier la législation propre à chaque pays et à découvrir les acteurs de la gestion du patrimoine à différentes échelles: nationale, régionale, locale.
Un travail d’enquête et de sondage leur a permis de mesurer ce que la notion "patrimoine européen" englobait pour les habitants de leur ville.
"La Tour Eiffel", "le Forum romain" ont été spontanément évoqués. Les échanges se sont articulés autour de multiples disciplines. Histoire, géographie, langues étrangères, arts plastiques ont apporté leurs éclairages respectifs à la connaissance commune. Ce travail a aussi favorisé un échange bilatéral entre Romains et Rennais qui ont pu voir de près leurs villes respectives.




Les résultats de ces recherches inspireront une réflexion sur la création d’une politique européenne du patrimoine et son intérêt éducatif.
La seconde année de travail portera sur le thème de "Mémoire et Patrimoine". Une ville hongroise se propose de venir enrichir l’expérience. Ce sera l’occasion pour les jeunes de recueillir des témoignages auprès des générations précédentes, d’évaluer comment sont perçus localement les transformations du patrimoine au sein de chaque ville et de chaque région.


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