Le musée archéologique de Dijon possède d’importantes collections. La plus émouvante est sans doute celle des ex-voto des sources de la Seine, grossièrement sculptés dans le bois. A remarquer la spectaculaire statuette en bronze de la déesse Sequana.

 


Sous les ducs Capétiens puis Valois de Bourgogne se développe, autour du castrum gallo-romain, le Dijon médiéval, à proximité de l’hôtel ducal. L’architecture religieuse est richement représentée. Le monument le plus prestigieux du Moyen Age à Dijon était l’abbatiale de Saint-Bénigne, reconstruite à partir de 1001 par Guillaume de Volpiano. De cet ensemble roman, il ne subsiste plus que l’étage inférieur de la fameuse rotonde. L’église actuelle, cathédrale de Dijon, est un imposant édifice du XIVe siècle. Le seul édifice roman conservé dans son intégralité à Dijon est l’église Saint-Philibert, malheureusement fermée au public. Le portail méridional est un bel exemple de gothique fleuri. Près du palais des Etats, l’église Notre-Dame (XIIIe siècle) est un des joyaux du gothique bourguignon. Sa nef, très élancée, est précédée d’une élégante façade à arcatures. Le style gothique était superbement illustré par la Sainte-Chapelle du palais (détruite) et par la chartreuse de Champmol, due au mécénat de Philippe le Hardi. De cette dernière, il reste les célèbres statues de Claus Sluter ornant le portail de l’église et le puits de Moïse. Les tombeaux de Philippe le Hardi et de Jean sans Peur, aujourd’hui exposés au musée des Beaux-Arts, étaient à l’origine situés dans le choeur de l’église de la Chartreuse. L’architecture civile du Moyen Age est représentée par le logis de Philippe le Bon, dans le palais des Etats, dominé par la tour Philippe le Bon. La cour de Bar est quant à elle bordée par la tour de Bar construite au début du règne de Philippe le Hardi, et les impressionnantes cuisines du XVe siècle. L’ensemble de la ville conserve de très nombreux exemples de maisons du Moyen Age. Citons les maisons à pans de bois de la rue Stephen-Liégeard, de la rue Verrerie et de la même époque, l’hôtel Chambellan, rue des Forges.

 


Les maisons de la rue des Forges: l’hôtel Maillard (dit aussi maison Milsand), l’hôtel Morel-Sauvegrain mais aussi la maison des Cariatides (rue Chaudronnerie) ou la maison Chisseret (rue S.-Liégeard) témoignent d’un style proprement dijonnais. L’héritage flamand, teinté d’italianisme, a donné naissance à une esthétique originale à laquelle est attaché le nom d’Hugues Sambin. L’église Saint-Michel est reconstruite à partir de 1499. La façade, élevée entre 1520 et 1570, est un des exemples les plus spectaculaires d’architecture religieuse de la Renaissance en Bourgogne.

 


La ville joue son rôle de capitale parlementaire aux XVIIe et XVIIIe siècles. Les princes de Condé, gouverneurs de la Bourgogne, sont à l’origine de prestigieux aménagements voisinant avec le palais des Etats auquel est attaché le nom de deux grands architectes de la cour: Jules Hardouin-Mansart, auteur aussi de la place Royale qui précède le palais, et Jacques V Gabriel, auteur notamment de la somptueuse chapelle des Elus et de l’escalier menant à la salle des Etats. L’intérêt du Dijon classique réside aussi dans ses grands hôtels particuliers édifiés par les parlementaires. Les principaux sont l’hôtel de Vogüé (avant 1610), l’hôtel du Commandant-Militaire (XVIIIe siècle), l’hôtel Chartraire de Montigny (abritant actuellement la drac), l’hôtel de Saulx-Tavannes, l’hôtel de Dampierre, l’hôtel Bouhier de Lantenay (actuelle préfecture), l’hôtel Fevret-de-Saint-Mesmin (1697-1700)... et nombre d’autres demeures construites par des architectes de talent. L’importance de ces constructions place Dijon au premier rang des villes françaises pour la qualité de son architecture privée. L’architecture religieuse n’est pas en reste, avec le couvent des Bernardines de Tart, dont l’église en forme de rotonde abrite un intéressant musée d’art sacré et le cloître, les collections du musée de la vie bourguignonne. Le monastère de la Visitation, aujourd’hui occupé par la clinique Sainte-Marthe, a conservé son cloître, aux arcades actuellement murées. Signalons les importantes collections des XVIIe et XVIIIe siècles du musée des Beaux-Arts et du musée Magnin dans l’ancien hôtel Lantin du XVIIe siècle.

 


Les monuments du XIXe siècle sont nombreux à Dijon. Signalons le marché couvert, en charpente métallique (1873) dû à Ballard, le magasin “Le Pauvre Diable” qui a conservé ses dispositions intérieures. Le théâtre est une belle construction néo-classique entreprise en 1810 par l’architecte Cellerier. La place Wilson fut tracée au début du XIXe siècle. Les immeubles qui dominent ont été bâtis en 1838 en style néo-classique. En face, l’église Saint-Pierre (1855) de style néo-gothique, est l’oeuvre de Lassus. La synagogue date de 1879 et le temple protestant de 1898.

 


Des oeuvres d’art contemporain jalonnent les espaces publics du campus universitaire et du centre-ville: Arman, Boltansky, Honegger, Agam... Le musée des Beaux-Arts abrite la donation Granville et nombre d’oeuvres d’artistes contemporains. Les quartiers récents possèdent des églises intéressantes, comme l’église Sainte-Bernadette, en béton, plastique et aluminium (1959-1964). L’église du Sacré-Coeur, de style gréco-byzantin, date de 1933. L’église Elisabeth de la Trinité, le palais des congrès et le palais des sports complètent les aménagements d’une cité agrémentée d’espaces verts et de belles perspectives.
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